Une course landaise commence toujours par un défilé d’ouverture. C’est à ce moment que l’on entend pour la première fois la “Marche Cazérienne”. On l’entend ensuite à la fin du spectacle lors du paséo final. 

Hymne de la Course Landaise
Musique de Fernand Tassine
paroles du poète Georges Randé (texte écrit en 1906)

Salut toréador dont l’œil jette la flamme
Vous qui d’un pas léger affrontez les coursières
Avancez crânement la foule vous acclame
Venez vaincre la mort au bruit de nos bravos

J’admire votre port fait de mâle courage
Quand les bras grands ouverts et le jarret raidi
Vous attendez la bête écumante de rage
Et trompez son élan d’un coup de rein hardi

Des feintes des écarts la foule enthousiasmée
Mêle ses cris d’émoi aux cuivres en fureur
La brute plusieurs fois sur vous fait sa ruée
Sur place en tournoyant vous évitez sans peur

Vaincu le fauve tombe et comme une tempête
Des bravos crépitants courent sur les gradins
Et vous à petit pas mais surveillant la bête
Vous saluez très fier du front et des deux mains

Toutefois si grisé d’un regard de soubrette
Inconscient vous cherchez son sourire enchanteur
Ne vous oubliez pas le taureau qui vous guette
Aussi prompt que l’éclair peut vous frapper au cœur.

Combien de vos aînés, surpris en pleine gloire,
Sont retombés, sanglants sur les sables rougis :
Un œil noir provocant au seuil de la victoire,
Pour un instant fatal les avait éblouis.

Tauromaches landais, fervents des talenquères,
Vous qui, des toréros, incitez les ardeurs,
Venez, des beaux combats, nos arènes sont fières :
Ici sont les champions qui portent haut les cœurs.

Voici une version originale en gascon. C’est celle que nous avons apprise en classe.

Les paroles ont été écrites par le ganadero Jean Barrère d’Escalans pour endre hommage à l’écarteur Auguste Camentron dit “Mazzantini”. 

 

La Cazérienne 

Repic
A tu Mazzantini, aquera qu’ei la toa,
Se ne l’escartas pas seràs un pelheràs.
A tu Mazzantini, que’t la cau escartar
Totun se vòs pojar en haut de l’escalòt. i

Coplet 1
Aquí l’òmi pitat au bèth miei de la pista,
Qu’ei a desemprovar lo sòu a còps de pè.
Lavetz que shiula un còp e que hèi un gran saut.
Quan torna devarar, l’aujami qu’ei passat.

Repic

Coplet 2
La gent tot d’un còp muda
Comença de bohar, de’s lhevar, de gular,
Aquò qu’ei escartar.
Mazzantini tot fièr torna aperar la vaca
E en un gran balanç
Hèi detz escarts de mei.
Pojar, devarar, en dehens ! (bis)
Barar !

 

Refrain
À toi Mazzantini, celle-là c’est la tienne,
Si tu ne l’écartes pas, tu seras un grand fainéant.
À toi Mazzantini, il faut que tu l’écartes
Si tu veux monter tout en haut de l’escalot.*


Couplet 1
Voici l’homme dressé au beau milieu de la piste,
Il prépare son terrain en égalisant le sol avec ses pieds.
Alors il siffle un grand coup et il fait un grand saut.
Quand il retombe, le danger est passé.
Couplet 2
La foule tout à coup muette
Se met à souffler d’émotion, se lève, hurle,
Ça, c’est un écart !
Mazzantini très fier rappelle la vache
Et, continuant sur sa lancée,
Exécute dix écarts de plus.
Monter, descendre, en dedans !
Fermer !