A l’école, nous avons eu la chance d’accueillir  le rédacteur en chef de La Cazérienne.  Il nous a donné une  idée: écrire des contes avec des coursières. Cela nous a plu et nous avons décidé de travailler sur ce thème en classe.

Voici donc le premier conte que nous vous proposons. Il a pour titre Les trois petits landais. Vous y trouverez la vache Tornada et vous découvrirez les origines de la course landaise. Bonne lecture.

 La vache joueuse de Flûte

Il était une fois un petit village paisible et heureux. Mais un jour, il commença à être infesté de souris. Elles entraient dans les maisons et elles mangeaient les tartes et le fromage. Elle pénétraient dans les tiroirs et dans les sacs d’école. Le roi était très furieux et les villageois aussi. Il y en avait partout.
Un jour, se présenta une vache à l’entrée du village. Pas une Limousine. Non, une vache noire avec de belles cornes. Une vache peu ordinaire qui possédait une flûte. Elle marcha jusqu’au château pour voir le roi. Elle lui dit “C’est bien votre village qui est infesté de souris ?” Le roi lui répondit que oui. Alors elle ajouta “Je peux vous en débarrasser, si vous le souhaitez.” Le roi demanda à la vache ce qu’elle souhaitait en échange. Elle répondit “Cinq cents pièces d’or.” Le marché fut conclu.
La vache se rendit sur la place du village et  elle commença à jouer de la flûte. Toutes les souris s’arrêtèrent de manger et comme par magie et foncèrent sur la vache. Cette dernière marcha alors jusqu’à la rivière. Elle rentra dans l’eau et toutes les souris se noyèrent. C’est ainsi que la vache gagna ses cinq cents pièces d’or et qu’elle s’installa dans le village. Elle vécut heureuse au milieu de tous les habitants.

Ecrit par Louca (CM2), d’après un conte traditionnel “Le joueur de flûte de Hamelin”

La coursière de Monsieur Landais

Ah! qu’elle était jolie la coursière de Monsieur Landais. Qu’elle était jolie avec ses yeux noirs, ses sabots marron couverts de poussière, ses cornes emboulées de tampons noirs et ses petits poils noirs et bruns. Et puis docile, ne tirant pas trop sur la corde. Un amour de coursière!
Monsieur Landais avait un enclos d’herbe derrière sa maison où la coursière pouvait se reposer après la couse landaise. C’est là qu’il la mettait entre deux spectacles. Il ne l’attachait pas à un pieu ; il la laissait en liberté. De temps en temps, il venait voir si elle ne s’était pas blessée. Monsieur Landais pensait qu’elle était très bien chez lui. Mais, il se trompait. la coursière s’ennuyait de plus en plus.
Un jour, elle pensa : “Comme on doit être bien, là-bas. Quel plaisir ce serait de pouvoir franchir cette maudite clôture pour courir par delà les collines, de sauter par dessus-les rivières et de dormir dans la forêt.” Elle se décida à partir. Elle sauta par dessus la barrière et courut droit devant elle.
A la nuit tombée, elle arriva dans la forêt  et elle se coucha sur la mousse. Quel bonheur d’être libre!
A un moment , elle entendit “Greuh!”. Elle sentit une patte se poser sur elle. Elle se retourna et vit un ours énorme. Elle lui donna un coup de corne et l’ours la griffa. Ils continuèrent à se battre toute la nuit. le combat dura jusqu’au matin.
Quand Monsieur Landais vit que sa coursière avait disparu, il la chercha partout et longtemps. Et un jour, il retrouva son tampon noir parterre, dans la forêt. Il comprit alors que sa belle et brave vache avait disparu pour toujours, mangée par l’ours de la forêt.

Ecrit par Lily G (CM1), d’après un conte d’Alphonse Daudet “La petite chèvre de Monsieur Seguin”

 La vache et les trois ours

Il était une fois une vache qui se promenait dans les bois. En marchant, elle vit une petite maison et elle y entra.
Soudain son ventre se mit à gargouiller. La vache avait repéré une grande chaise, une moyenne chaise et une petite chaise. Elle choisit de s’asseoir sur la grande chaise. Elle avait remarqué sur la table trois bols remplis de soupe. Elle but dans le petit bol alors qu’elle aurait pu déguster le contenu du moyen bol ou celui du grand bol. Après la bonne soupe, elle alla dans la chambre car elle se sentait fatiguée. Il y avait trois lits différents: un petit lit, un moyen lit et un grand lit. Elle se coucha dans le grand lit et elle s’endormit.
La vache était plongée dans un sommeil si profond qu’elle n’entendit pas les trois ours qui rentraient dans leur maison. Il y avait le papa ours, la maman ourse et le petit ourson. Le maman remarqua que sa chaise avait changé de place. L’ourson pleura car son bol était vide. Le papa entra dans la chambre et entendit un ronflement. Il découvrit la vache dans son lit.
Quand la vache se réveilla, ils firent tous les quatre connaissance et se trouvèrent très sympathiques.  Et c’est ainsi que la petite vache resta vivre chez les trois ours jusqu’à la fin des temps.

Ecrit par Eden (CM2) , d’après un conte traditionnel “Boucle d’or et les trois ours”

Le Petit chaperon rouge

Il était une fois un Petit chaperon rouge qui partait chez sa grand-mère. Sa maman lui avait donné un petit panier rempli de délicieuses merveilles.
La petite fille choisit de passer par la forêt. Elle se baladait tranquillement. Soudain, elle rencontra une coursière. La fillette lui demanda: “Qu’est-ce que tu me veux ?”. La vache répondit d’un ton menaçant: “Je veux le panier que tu portes. Donne-le moi, sinon je te charge.” Le petit chaperon déclara : “Tu ne me fais pas peur !”  et elle rajouta “Hep! hep!!”. Alors la coursière lui fonça dessus. Mais, la petite l’écarta joliment. Olé ! Ensuite, le Petit chaperon alla se cacher derrière un arbre et téléphona au propriétaire de la ganaderia qui arriva avec son camion pour emmener la vache.
Après cela, le Petit chaperon rouge continua son chemin tranquillement et arriva chez sa mamie. Elle lui raconta pourquoi elle était en retard et comment elle avait appris à écarter une vraie coursière landaise.  Et puis toutes les deux mangèrent les petits gâteaux.
Tout est bien qui finit bien.

Ecrit par Elliot (CM2) , d’après un conte de Charles Perrault “Le Petit chaperon rouge “

La vilaine petite vache

Il était une fois une vache laitière qui eut des veaux. Elle était bienheureuse de ces naissances mais, restait toutefois contrariée car sa dernière, au lieu d’être noire et blanche comme tous les autres, était de couleur caramel. En plus, elle était très musclée.
Le soir venu, sa voisine Vache-qui-rit lui dit: ‘Sépare-toi d’elle. Ce n’est pas comme cela que tu vas te faire une bonne réputation dans le village.” La pauvre vache décida de patienter jusqu’au lendemain. Hélas ! Quand elle voulut la présenter aux autres animaux de la ferme, cela fut terrible. On la traita de tout et de n’importe quoi. Et la pauvre n’avait même pas de cornes pour se défendre. Et cela continua toute la journée, et puis le lendemain, et tous les autres jours. Au début, sa mère la défendit puis elle laissa faire. Alors, désespérée, celle que tout le monde appelait “vilaine vache” décida de s’enfuir.
Elle se cacha dans les hautes herbes. Puis, lorsque la nuit tomba enfin, elle sortit de sa cachette et se mit à courir. Elle arriva bientôt devant une pauvre maison dans laquelle vivaient une vieille femme, une poule et un mouton. La propriétaire la chassa en lui disant : “Vas t’en. Tu ne peux pas rester car tu ne ponds pas d’oeufs et tu n’as pas de laine pour que je puisse tricoter. Vilaine vache, tu ne me donneras même pas de lait !” Alors la pauvre petite s’en alla.
Pendant des semaines entières, la pauvre petite resta seule et triste. Mais un soir, alors qu’elle se promenait dans le village de Maurrin, elle entendit de la musique. Elle s’approcha et elle vit cinq vaches dans les arènes. Elle n’en croyait pas ses yeux car elles étaient exactement comme elle. Et personne ne se moquait. Au contraire, tout le monde les applaudissait. Alors notre petite les rejoignit. Et là, enfin, quelqu’un voulait d’elle. Les coursières la trouvaient mignonne et les hommes disaient qu’elle serait parfaite.
Le soir au moment de partir, la petit vache monta dans le chariot avec ses nouvelles amies les coursières. C’est ainsi qu’elle fit partie de la ganaderia. Entourée de beaucoup d’amour, quelques années plus tard, elle devint une magnifique et célèbre coursière plusieurs fois “corne d’or”.

Ecrit par Laura (CM2) , d’après un conte de Hans Christian Andersen “Le vilain petit canard”

 Ah ! les tumades.

Il était une fois dans un pays lointain, une vache qui s’était enfuie de sa ganaderia car elle n’avait pas fait une seule tumade à la course landaise, au Houga. 
Elle partit droit vers la grande forêt. Elle était tellement énervée qu’elle courait droit devant elle. Elle perdit un tampon en cognant un pin mais, elle continua. Elle perdit l’autre en cognant un chêne, mais elle continua. Elle perdit sa corde dans un buisson, mais elle continua. Elle perdit même sa tétière dans les fougères, mais elle continua. Enfin, la nuit tombée, elle s’arrêta épuisée et se coucha sur la mousse. 
A la fin, elle se dit qu’il était temps de rentrer parce que sa ganaderia lui manquait trop. Alors elle refit le chemin à l’envers. Elle retrouva sa tétière, sa corde, son tampon droit et puis son tampon gauche. Et voilà, elle était de retour.
A a course landaise, à Bascons, elle réussit une magnifique tumade. Et c’est ainsi qu’elle fut la plus heureuse des coursières quand elle se dit “J’avais oublié comment s’était tellement bien de faire des tumades!”. 

Ecrit par Sarah (CM2) , inspirée par un conte de Charles Perrault “Le petit Poucet”

 
L’écarteur et les sept vaches

Il était une fois dans le beau pays des Landes, un écarteur qui s’appelait Loïc Lapoudge et qui aimait se promener dans la forêt. Il avait une mère qui avait un miroir magique qu’elle interrogeait souvent.
Un jour elle demanda : “Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est le meilleur écarteur du pays?”. Le miroir répondit : “C’est Didier Goeytes et non pas votre fils Madame”. Alors, elle se mit terriblement en colère et demanda à son fils de trouver un moyen spécial pour mieux s’entraîner.
Alors, le jeune homme partit se promener dans la forêt. Après avoir marché longtemps, il vit une petite maison, tellement petite qu’il crut que c’était la maison des petits nains de Blanche Neige. Il toqua à la porte, mais personne ne répondit. Derrière la maison, il y avait un enclos et c’est là qu’il découvrit sept petites vaches. C’étaient des coursières magnifiques qui portaient leur nom sur leur tétière. Il y avait Dormeuse, Grincheuse, Meugleuse, Prof, Timide, Simplette et Joyeuse. Il comprit que leur surnom  définissait leur caractère.
Pour s’entraîner à écarter, il choisit d’abord Prof, car il trouvait qu’une vachette avec des lunettes c’était trop drôle. Il revint ensuite tous les jours pour travailler avec les coursières qui étaient devenues ses amies.
Quelques temps plus tard, il se présenta au championnat des landes et sa présentation le mis à la première place. Il était en haut de l’escalot, juste devant le fabuleux Didier Goeytes.

Ecrit par Louane (CM2) , inspirée par un conte des frères Grimm “Blanche Neige”

Alice au pays des vaches

Il était une fois une une petite fille qui s’appelait Alice. Elle vit une vache rose. Elle la trouva tellement jolie qu’elle eut envie de la suivre. La vache guida Alice vers un tunnel qu’il fallait traverser. A l’intérieur, il faisait sombre, très, très sombre. Au bout d’un moment, Alice vit la lumière du jour et elle découvrit plein de vaches. Il y en avait de toutes sortes : une vache à chapeau, une vache déguisée en lapin, une déguisée en chat et une qui lisait l’heure.
Alice se plu tellement en leur compagnie qu’elle décida de rester pour toujours dans ce pays fantastique. Elle vécut heureuse avec ses nouvelles amies jusqu’à la fin des temps.

Ecrit par Maëlys (CM1) , inspiré par “Alice au Pays des Merveilles” de Lewis Carroll. 

La vache joueuse de football

Il était une fois une vache qui voulait faire du football.
Un beau jour elle déménagea à Paris et puis elle se fit recruter au PSG. Elle était vraiment heureuse. Mais à chaque match, elle se faisait exclure du terrain parce qu’elle fonçait la tête la première sur les autres joueurs.  A la fin le club décida de l’exclure pour mauvais comportement.
Avec peu d’espoir, la vache déménagea à Barcelone. Pourtant elle se fit recruter. Elle était vraiment heureuse. Mais, cette fois, avant de la mettre dans l’équipe, le coach décida de lui faire une formation spéciale. Un jour enfin, elle fut prête. Elle jouait pour la première fois à Barcelone et c’était contre la Juventus de Turin. L’équipe gagna 5 à 0. Après cela, notre vache ne connut que des victoires. Et l’équipe de Barcelone devint l’équipe de football la plus forte du monde grâce à cette merveilleuse vache.

Ecrit par Baptiste F (CM1) , inspiré par sa passion pour le football.